Avec l’automne qui a pris ses quartiers nous avons tous un peu des envies d’ailleurs. Aussi je vous propose d’ouvrir une petite séquence évasion, une séquence qui va nous emmener du coin de la rue jusqu’au bout du monde.

Et pour débuter au mieux nos voyages, je vous emmène découvrir la Maison des Mondes Africains qui vient d’ouvrir ses portes à Paris, pas loin du quartier Belleville. Pour son inauguration, le lieu propose une expo immersive gratuite sous la forme d’un immense salon pensé pour l’accueil et l’échange.
Bienvenue au MansA
Cela faisait plusieurs années que le projet d’ouvrir un lieu promouvant les cultures africaines était dans les tuyaux. Un temps envisagé dans les anciens locaux de la Fondation Cartier qui vient de déménager, puis au cœur de la somptueuse Monnaie de Paris où nous irons bientôt, c’est finalement dans un ancien atelier de coutures du 10ème arrondissement, entre République et Belleville, que le nouvel institut a pu poser provisoirement ses valises.
Provisoirement car d’ici deux ans le MansA devrait investir sa grande maison définitive, je ne suis pas sûr que le choix soit déjà arrêté.

Direction donc le Paris populaire et animé de Belleville. La Maison des Arts Africains occupe les premiers étages d’un petit immeuble et rien ne permet vraiment de la distinguer, si ce n’est, en jetant un œil, un grand hall tapissé.
La grande porte passée on se retrouve immédiatement happé par un couloir très coloré qui sert un peu de sas vers ces mondes africains inconnus, et qui nous téléporte dans un salon cosy chaleureusement décoré.
Noires, de Roxane Mbanga
Pour son inauguration, MansA a laissé carte blanche à une artiste multidisciplinaire, Roxane MBANGA, qui avec son projet NOIRES a transformé les lieux en un salon accueillant pensé pour l’échange et la rencontre. Un lieu qui se veut ouvert à tous, une expo à vivre où l’on peut bouquiner, jouer à des jeux de société, ou juste basculer en mode slow life et se poser.


Le visiteur peut également s’installer et visionner quelques vidéos où l’on découvre l’engagement ferme de l’artiste pour la condition des femmes africaines. Quand vous partagez l’un des quatre casques avec des jeunes filles noires et que la conférence dénonce la sexualisation et les violences sexuelles faites aux femmes noires, vous vous découvrez instinctivement une aptitude à vous faire oublier qui ferait pâlir d’envie les plus grands espions de la CIA et du KGB.

Je m’attendais à voir pas mal de diversité car Paris est friand de ce type d’initiative culturelle, mais je pense que l’info n’a pas encore eu le temps de diffuser et c’est essentiellement des gens de la communauté africaine et antillaise qui ont fait le déplacement. Les visiteurs sont plutôt jeunes, on les sent curieux et particulièrement concernés par la démarche.

Au passage je n’aime pas le mot diaspora car il est invariablement appliqué à tous les descendants d’immigrants, alors que pour moi il n’a de sens que pour ceux qui ont un parcours d’immigration récent et/ou qui gardent encore un lien fort et étroit avec leur pays d’origine.

Pour ceux qui sont installés dans un pays depuis plusieurs générations, je parlerais plus de communauté (si tant est qu’on la fréquente) que de diaspora. Je vais faire immédiatement rectifier tout cela auprès de l’Académie Française.
L’atelier de l’artiste
Au sous-sol on peut découvrir l’atelier qui a servi à l’artiste pour concevoir son salon immersif.


L’atelier vous permet également d’écrire et de dessiner votre maison rêvée, puis de l’afficher au mur au milieu de toutes les autres maisons rêvées.


Ce sous-sol a un vrai potentiel, on peut imaginer par la suite des concerts ou encore un festival street food. Ça serait super d’ailleurs que le lieu intègre un espace proposant des spécialités africaines et antillaises.
l’incontournable vivre ensemble
Les amis, en tant que blanc je suis passé certainement à coté de beaucoup de choses lors de cette inauguration, mais je suis très heureux d’avoir participé à cette première.
Ces maisons communautaires sont au début des refuges, mais à terme elles peuvent devenir de véritables portails. Aller découvrir la culture des uns et des autres, c’est la première brique du fameux vivre ensemble, un concept que vous croiserez souvent sur ce site.

Les amis, on en reste là avec cette première plutôt réussie. L’expo NOIRES s’achève (ou s’apprête à s’achever) mais d’autres vont suivre. Je souhaite le meilleur au MansA, et si vous voulez le mettre dans vos favoris parmi les autres balades je vous colle le lien ici mansa.fr

A suivre dans la séquence évasion, après le coin de la rue nous filons donc au bout du monde. Direction Bangkok où j’ai pris mes quartiers depuis vendredi, pour une escapade au « pays du sourire » qui pleure sa reine disparue récemment.
Bonne fin de week-end
N.
2 commentaires
Très chouette ton article 🥰🥰.
Découvrir la culture de l’autre sans autant la juger est une première brick du savoir vivre ensemble,j’adore c’est exactement ça.
Bonne balade à Bangkok,et à bientôt pour d’autres articles.
Bise
La Meknassia😁😁
Merci Najat pour ton retour! Et oui, à suivre Bangkok et la fête de Loy Krathong en Isan 🙂