Quoi de plus festif, les amis, qu’un dernier article glissé sous le sapin pour les fêtes? Pour clore cette année 2025, je vous propose de partir à la découverte d’un lieu unique, presque hors du temps : les mythiques Puces de Saint-Ouen. Et puisque qu’on est à Saint-Ouen, on en profite pour pousser la porte de l’Urbain de Paname qui met à l’honneur le meilleur du street art français et international.

Alors on brave le froid et la pluie et on saute dans un métro direction les portes au nord de Paris, pour une escapade entre graffitis et brocante, le tout sous des airs de jazz manouche.

L’Urbain de Paname
La ligne 14, récemment prolongée jusqu’à Saint-Denis, nous dépose au pied de la mairie. Avec l’amiga nous décidons de commencer par l’expo en espérant qu’ensuite la pluie aura cessé. L’Urbain de Paname a investi une ancienne patinoire qui baigne dans son jus, ce qui donne un vernis un peu underground à l’évènement.


A peine arrivés nous nous inscrivons au tirage au sort hebdomadaire qui permet cette semaine d’acquérir un Banksy ou un Mr Chat à prix cadeau. Le Banksy présenté est inspiré d’une performance lors d’un concert au festival de Glastonbury, où le roi de l’art urbain avait fait naviguer une embarcation de (faux) migrants sur la foule.

Les amis, si je gagne le Banksy (et non pas Bansky comme on l’entend souvent) je ferai un vernissage à l’appart, avant de supprimer vos noms de mes contacts histoire de commencer une nouvelle vie exclusivement entouré de beautiful peoples hostiles à la taxe Zucman.
De la rue au musée
L’Urbain de Paname, ce sont plus de 70 artistes qui ont investi la grande patinoire désaffectée, dont les Banksy, Invader, Obey et autres Mr Chat pour les plus connus du grand public. En passant régulièrement de la rue à l’expo, l’art urbain se transforme mais reste engagé.


Les œuvres perdent un peu de leur spontanéité pour entrer dans le réfléchi, le contemplatif, le narratif. Une sorte d’art contemporain mais de gauche, en plus accessible.

Je ne vais pas vous spoiler l’expo : vous y trouverez une profusion d’œuvres et de techniques : toiles, installations et art plastique sous toutes ses formes. Je tiens tout de même à saluer la locale de l’étape, Miaoutoo, une graffeuse de Saint-Ouen, qui organise également des visites guidées de sa ville.

Autre audonien (hé oui c’est comme cela qu’on appelle les habitants du coin) et pas des moindres, Mr Chat, dont vous avez sans doute déjà croisé l’un des félins sur un mur ou perché sur un toit. L’artiste franco-suisse a installé son atelier à Saint Ouen.

On s’arrêtera là pour cette chouette expo qui fait la part belle à l’art urbain et que je ne peux que vous encourager à aller découvrir. L’événement devrait être prolongé, il n’y a donc pas pour l’instant de date butoir. Je vous mettrai les liens utiles à la fin.
Les Puces de Saint-Ouen
Direction la rue des Rosiers qui traverse le cœur des Puces et dessert la majorité des grands marchés. Alors c’est quoi ces Puces les amis ? Ni plus ni moins que le plus grand marché d’antiquités au monde.

Les Puces, c’est une douzaine de grands marchés, avec chacun leur spécialité. Ouvert du vendredi au dimanche, ce temple de la brocante attire les touristes du monde entier.
Alors on y trouve de tous les amis : de magnifiques réverbères d’époque pour éclairer l’allée menant à votre manoir, des zincs pour votre speakeasy où vous mixez le meilleur malibu ananas de la ville, ou encore une petite tasse en porcelaine de Limoges pour compléter, ou plutôt commencer vos cadeaux de Noël.



Une histoire de chiffoniers
Nous sommes dans les années 1870. Le préfet Poubelle impose l’utilisation de containers hermétiques pour stocker les ordures (devinez comment on les appelle ces containers), il autorise néanmoins les chiffonniers et autres récupérateurs à venir fouiller pendant la nuit.

Le précieux butin est alors ramené aux portes de Paris, au delà des fortifications, pour y être transformé et revendu à pas cher. Entre fêtes foraines et guinguettes, le marché aux puces était né. Au passage, le mot puces vient des vêtements revendus qui en étaient souvent infestés.

Très vite les habitants des beaux quartiers vont venir se mêler aux puciers, autant pour dénicher la bonne affaire que pour la délicieuse sensation de s’encanailler. Avec l’arrivée du métro, les Puces deviennent la sortie dominicale incontournable, et les stands éphémères cèdent progressivement la place à des marchés permanents plus structurés.
La pause dej
Il se fait fait faim. Coté snacks et restos il y a l’embarras du choix, avec des notes inégales et des avis partagés. L’un des incontournables reste la « Chope des Puces » avec son orchestre de jazz manouche. Mais les grands autocollants « no photo » dès la porte d’entrée m’ont un peu échaudé, du coup nous avons déjeuner au « Voltaire » un peu plus bas dans la rue des rosiers.

Le Marché Vernaison et le marché Dauphine
Les Puces sont immenses, vous pouvez facilement y passer toute votre journée. Nous avons jeté notre dévolu sur le plus ancien marché, le marché Vernaison, ainsi que sur le plus emblématique : le marché Dauphine.

C’est ici que tout va commencer lorsque Romain Vernaison, loueur de chaises des jardins publics parisiens, va installer au début du 20ème siècle les premières baraques sur son terrain en friche à Saint-Ouen.

Vernaison reste aujourd’hui l’âme des Puces, un labyrinthe d’allées tortueuses et de petits stands serrés, un petit village où l’on se perd avec plaisir. De la boule à thé au meuble d’exception, on trouve vraiment tout à Vernaison.



Pour terminer et échapper à la pluie, nous nous dirigeons vers le Marché Dauphine, juste en face, et entièrement couvert. C’est le plus grand marché des Puces, probablement le plus récent. Plus orienté pop culture que les autres, il a contribué à forger l’image emblématique des Puces avec sa célèbre soucoupe volante posée sous la verrière.

Si Vernaison est authentique, Dauphine semble plus branché, plus moderne. On est parfois plus proche d’une gallérie marchande mais l’ambiance chineur reste présente.



On en reste là les amis pour cette escapade audonienne, j’espère vous avoir donné envie de monter rendre une petite visite à l’expo street art et à d’aller vous perdre dans les puces.

Saint-Ouen fait partie de ces villes, comme Saint-Denis ou encore Marseille, qui sont régulièrement passées au peloton d’exécution médiatique. Au delà du plaisir de la balade, si je peux poser un éclairage différent, un autre cadrage, je ne me fais pas prier.
Si vous souhaitez vous faire un beau cadeau à prix Puces, vous pouvez vous abonner ici.
Je vous colle au passage des liens sur les lieux que nous avons parcourus aujourd’hui : Les Puces de Saint-Ouen et Urbain Paname.
Il me reste à vous souhaiter un joyeux Noël et d’excellentes fêtes de fin d’année. Profitez bien, et @ très vite.
N.
6 commentaires
Que d’humour dis donc Nico dans ton post plein de chatchat….alors oui pour l’idée d’aller choper des puces mais se sera sous le soleil pour moi…merci pour ton kdo de noël…passe de bonnes fêtes et à l’année prochaine Syl
Merci Syl’ ! Passe de bonnes fêtes et j’espère à très vite pour fêter mon Banksy 🙂 !
Merci pour cette jolie balade sous la pluie !
👍 très belles fêtes de fin d’année
Lulu
Merci beaucoup ! Très bonnes fêtes également !
Merci nico belle idee de balade que je retiens pour vendredi prochain avant de redescendre dans le sud ou pour mon prochain voyage fin février dans la capitale.bonnes fetes de Noël . Je te souhaite que le tirage au sort banksy te soit favorable .bises
je croise les doigts pour Banksy :-). Bises et très bonnes fêtes de fin d’année Marie Claire.