Un an après leur passage à Longchamp, les légendes AC/DC sont déjà de retour en région parisienne, cette fois au Stade de France pour deux concerts qui s’annoncent déjà culte. Les amis on ne peut décemment pas rater cela, alors on glisse ses bouchons d’oreille dans la poche et on file direction Saint-Denis revivre le concert de samedi.

High voltage Saint-Denis
La ligne 14 a été prolongée et elle a depuis le mois de juin pour terminus Saint-Denis. C’est tout récent, et l’info n’est visiblement pas encore partagée car je suis quasi seul dans la rame tandis que les métros et RER desservant habituellement le stade de France sont annoncés saturés depuis le milieu d’aprèm.
La station Saint-Denis Pleyel est un véritable bijou, les trente mètres de remontée en escalator donnent le temps d’admirer cette cathédrale conçue par un architecte japonais. Le parcours vers le Stade de France est bien fléché, de nombreux stadiers ont été mobilisés sur le parcours.

Le flot des fans grossit au fur et à mesure que nous approchons du stade. Sur le chemin, des buvettes sauvages proposent des bières a des afficionados déjà déshydratés. Mention spéciale à l‘église de Scientologie, située sur le trajet, qui a également monté une buvette dans son enceinte et qui balance du AC/DC sur une grosse sono. Quelques membres tractent discrétos histoire de gratter quelques adhésions, mais ni la buvette, ni les tracts que l’on retrouve froissés plein les poubelles le long du trajet, n’ont de succès auprès des fans.
Il est 17h30 lorsque je pénètre dans un Stade de France qui sonne encore un peu creux, mais ça ne va pas durer car le concert est sold-out depuis longtemps. La scène est immense, avec comme toujours pour AC/DC une avancée pour que le groupe vienne s’immerger.
Direction la fosse où les plus motivés sont déjà massés au ras de la scène, et ils ne bougeront plus de leur place jusqu’à la fin du concert tard dans la nuit.

AC/DC, le hard rock populaire
Si certains groupe de métal sont intellos, limite cérébraux voire torturés, AC/DC c’est tout le contraire : le groupe simple et populaire par excellence.
Les australiens ne sont ni des story teller, ni des chercheurs en musicologie. Des riffs accrocheurs et qui restent gravés à la première écoute, des solos de guitares explosifs, une rythmique entêtante et tribale, des textes simples qui tournent autour de la vie du groupe et de ses aléas, de ses excès comme de ses sacrifices : AC/DC les amis c’est l’essence pure du rock.

Coté public, la bande à Angus Young brasse large et fédère des fans issus de milieux sociaux très variés. Certains ont fait de gros sacrifices pour être là, pour d’autres c’est leur cadeau d’anniversaire ou une cagnotte. Beaucoup sont venus en famille et parfois de très loin, il y a des jeunes, des vieux, des garçons, des filles. Ce soir AC/DC rassemble et transcende toutes les classes.

AC/DC électrise le Stade de France
Il n’est pas loin de 19h lorsque Taylor Momsen, la sulfureuse leader de The Pretty Reckless, grimpe sur scène pour assurer la 1ière partie du show. L’ex actrice et mannequin prend un certain plaisir à faire monter la température ; le groupe New-Yorkais délivre un set de qualité, salué par un stade qui est maintenant presque plein.

Puis c’est l’attente, entrecoupée des « holas » lancées depuis les tribunes.
If you want blood
Il est 20h30 tapante quand les écrans géants s’allument, une animation montrant la course folle d’un bolide hors de contrôle qui finit sa course au… Stade De France. Les premières notes de « If You Want Blood », Angus Young et Brian Johnson bondissent sur scène, le stade explose.

AC/DC est un groupe de survivants, qu’on donnait déjà mort en 1980 lorsque Bon Scott, le chanteur et leader charismatique, est retrouvé sans vie dans sa voiture. Contre toute attente, le groupe revient avec un nouveau frontman Brian Johnson, et un album interplanétaire, Back in Black.
Cinquante ans après sa création, le groupe est encore capable de remplir deux Stade de France d’affilée, qui dit mieux ?


Menés par un Angus Young bondissant et un Brian Johnson en mode dandy et qui danse avec la foule, AC/DC va enchainer les hits et mettre tour le monde d’accord : ils restent les rois du genre. Les « Back in Black« , « Hells Bells« , « Highway to Hell » ou encore « Thunderstruck » vont faire tanguer la fosse, dans les gradins tout le monde est debout.

Diabolus in Musica
Armé de son emblématique Les Paul SG « à cornes », Angus Young enchaine riffs implacables et solos meurtriers. Brian Johnson ne se ménage pas, frôlant l’extinction voix à chaque morceau. A la guitare rythmique, Stevie Young, le neveu d‘Angus et du regretté frérot Malcom, vient à la rescousse lorsque le tonton fatigue un peu. Les ricains Chris Chaney et Matt Laug complètent un line-up qui fait la part belle aux anciens.

La nuit tombe et les cornes qui scintillent baignent le stade dans une ambiance un peu irréelle. Pendant deux heures le groupe ne baissera jamais d’intensité, les australiens savent les sacrifices que beaucoup ont fait pour être là ce soir, et visiblement ils tiennent à être à la hauteur des attentes.

Deux heures d’un show bien rodé puisque la tournée a démarré en 2024, deux heures de pur bonheur pour des fans qui n’en attendaient sans doute pas autant. Le groupe termine sur un « Let There Be Rock » tribal avec un solo de guitare psychédélique de dix minutes, puis c’est le mini break et les rappels.

Le groupe revient pour le terriblement efficace « TNT », et en final « For Those About To Rock » et ses traditionnels canons, où Brian Johnson va laisser ses dernières cordes vocales.
Allez on se fait un petit aperçu.
Le rideau tombe sur les derniers coups de canons, AC/DC a magistralement relevé le défi, et si l’an dernier je m’étais dit que c’était sans doute la dernière fois que je les voyais, après la performance de ce soir je reste persuadé que je reverrai Angus Young et Brian Johnson sur scène.

Comme toujours, pour être notifié d’une nouvelle balade, d’un nouveau concert, c’est ici :
On en reste là pour cette soirée décibels sous le signe du rock, si vous avez la chance qu’un groupe de ce calibre passe aux alentours n’hésitez pas à aller communier avec les aficionados, le hard rock reste une musique de perfect gentlemen.

Bonne soirée 🤘
N.
6 commentaires
Merci poir le partage Nico ! Un gars de St parthem y était !!! Je lui partagerai ton post.
Merci Manu !! Bises et bonnes vacances!
Un vrai Niko reportage
Tu nous a plongés dans le bain avec sincérité ! On s’y est cru !!
Haa merci mon Bruno !! Celui là je l’ai écrit vite, j’avais l’envie 🙂
Merci nico toujours aussi intéressant j en apprends toujours un peu…. du fin fond de la provence sans perdre l info de ce qui se passe en ile de France
Merci, c’est sympa